Pussycat

 

Elle est arrivée chez notre voisine de Mons à l'âge de six semaines.
Son mari l'avait trouvée au bord du chemin de fer vers le début du mois de septembre 1989.
Déjà toute petite, elle devait trouver, elle-même sa nourriture, elle avait juste droit à un bol de croquettes par jour.
Le dimanche, elle pouvait nettoyer la carcasse du poulet familial.

Pendant leurs trois semaines de vacances, on venait la nourrir deux fois par semaine, même pas lui donner à boire.

C'est alors nous qui l'abreuvions et la mettions à l'abri du soleil et des intempéries.  De plus, la pauvre n'a jamais connu la litière ni un bon panier à l'intérieur de la maison, elle devait dormir sous l'escalier de la terrasse, hiver comme été!

Dès sa deuxième année d'existence, elle a été expulsée encore un plus plus, car deux chiens  sont arrivés, puis trois, puis quatre.
Pussycat s'est alors réfugiée chez nous, qui avions nous aussi une chienne, mais elle s'est réellement imposée à notre chienne, qui s'est finalement habituée à elle.

Au début, elle dormait dans notre cave, juste à côté de la chaudière de chauffage central, puis elle est remontée peu à peu et, lorsque nous avons emménagé dans la maison des CHATS SANS TOIT, elle a commencé à vivre tout le temps à l'intérieur.

Elle n'a pas un bon caractère, surtout avec les autres chats.
Et si elle n'a pas envie d'avoir des caresses, elle le montre bien.
Mais quand elle a envie d'être sympathique, elle ronronne et bave de plaisir en pétrissant l'épaule qui a bien voulu l'accueillir.